Archives – Cérémonie des voeux 2009 du maire et remise de la Médaille d’honneur de la Ville

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10 janvier 2009
Cérémonie des voeux du maire, Jean-Jacques Percheminier, et remise de la Médaille d’honneur de la Ville à Daniel Demeester (photos Sylvain Berthier)

Discours de Jean-Jacques Percheminier, maire,
lors de la présentation des vœux aux Courlonnais le 10 janvier 2009

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Chers amis,

Merci beaucoup de votre présence ce soir.
Je crois l’avoir déjà dit par ailleurs : un bon discours, finalement, c’est simple comme bonjour.
Une introduction bien sentie, une conclusion de qualité. Entre les deux, il suffit de trouver la bonne mesure. Ne pas s’étendre de sorte que la conclusion ne s’éloigne pas trop de l’introduction. Allons donc à l’essentiel. Je vous présente mes vœux les plus sincères et les plus chaleureux pour cette nouvelle année. Ils s’adressent à vous toutes et tous qui faites vivre la commune jour après jour, dans tous les domaines. Vous qui en assurez le fonctionnement, l’animation, l’entretien ou encore qui intervenez, comme ces derniers jours, dans des conditions météorologiques difficiles afin de permettre les déplacements de nos concitoyens.

Depuis mars 2008, une équipe renouvelée siège au Conseil Municipal. C’est peu de dire qu’elle n’est pas frappée de léthargie. 7 réunions de Conseil Municipal se sont tenues, c’est-à-dire, en moyenne, une réunion toutes les 6 semaines. S’ajoutent à ces réunions officielles celles des commissions qui effectuent le travail de fond qu’on attend d’elles et formulent des propositions à l’ensemble du Conseil.

Nous avons :
– Achevé les travaux de la Place de la Mairie
– Mis en place l’agence postale communale
– Pris connaissance de l’avant-projet sommaire de la construction d’un groupe scolaire et tiré les conclusions que vous connaissez.
– Fait le nécessaire pour que le chantier des travaux de l’église soit moins délaissé qu’il ne le fut et rétablir le système de sonnerie des cloches.
– Initié une étude pour l’amélioration de l’éclairage public conjuguant l’efficacité avec les économies d’énergie.
– Mis au point un règlement d’utilisation de la salle communale.
– Déposé l’avant-projet sommaire modifié de la 7ème tranche d’assainissement collectif.
– Examiné la question de l’entretien général du village après recensement des superficies et des linéaires concernés.
– Traité la question de l’état de notre point d’apport volontaire.
– Pris les dispositions pour rénover les trottoirs existants Avenue Charles Mazière, Rue Croix Saint-Hubert, Rue des Berceaux et Rue du Gué de la Forge principalement, pour une première phase.
– Lancé le processus visant à créer des trottoirs et caniveaux, refaire la voirie dans la Rue de la Croix Saint-Loup.
– Pris en compte la nécessité d’implanter deux passages surélevés dans la partie Est de la Rue des Préaux.
– Fait ce qu’il fallait pour proposer la location de l’ancien bureau de poste, ce qui devrait rapidement trouver une issue heureuse.
– Poursuivi l’idée d’aménager un local-vestiaires pour nos jeunes footballeurs.
– Pris en compte les interrogations et les inquiétudes apparues au sujet du Parc Éolien et décidé d’user des possibilités offertes par la loi constitutionnelle de 2003 traitant de la mise en œuvre d’un référendum local.
– Conçu et organisé le 1er pique-nique républicain le 14 juillet.
– Amélioré notre communication (développement de notre site internet, publication des « Brèves du Village »).
– Organisé les journées du Patrimoine avec le succès que l’on sait.
Je stoppe ici cette énumération car je sens que ma conclusion prend le large…

Mais sachez, chers collègues, que cette dynamique positive, même s’il faut toujours veiller à lui apporter les correctifs nécessaires, me réjouit profondément.
Nous voici au seuil de l’année 2009. Avec toutes ses incertitudes, ses difficultés, ses drames larvés. Je ne vais pas refaire ici le Congrès de l’Association des Maires de France (qui s’est tenu au début du mois de décembre) mais j’attire votre attention, de façon un peu solennelle, sur le point suivant. Il me semble en effet que la façon dont vont évoluer dans les prochains mois l’administration et la gestion locale dépend pour une large part des réponses qui seront apportées aux principaux défis auxquels les maires et les élus sont d’ores et déjà confrontés :
– Le défi financier et fiscal,
– Le défi lié à la réforme de l’État et aux politiques publiques qu’il initie
– Le défi de l’environnement, de ’intercommunalité, de la construction européenne.

Je note, pour ce qui concerne les finances, que l’évolution qui se dessine risque de réduire considérablement la capacité des collectivités locales à faire face à leurs obligations, de les conduire à différer voire abandonner des programmes d’investissement.
Le Fonds de Compensation de la TVA ne doit pas être intégré dans l’enveloppe des concours financiers mais doit garder son caractère de remboursement.
Si la Taxe Professionnelle vient à être supprimée dans sa configuration actuelle, les collectivités doivent pouvoir continuer à bénéficier d’une ressource équivalente et évolutive.
Les charges nouvelles imposées directement ou non par l’État doivent être intégralement compensées.
L’indice des prix spécifique aux communes (« le panier du Maire ») doit être pris en compte dans le calcul des dotations aux communes.
Par ailleurs, la nouvelle organisation territoriale qui s’élabore actuellement, qui prévoirait une sorte de fusion entre les Régions et les Départements et ferait franchir à l’intercommunalité une nouvelle étape, ne doit pas conduire à l’effacement de l’identité communale.

A propos d’intercommunalité, vous comprendrez que j’évoque la mémoire de Christian Brière, Président de la CCYN, brutalement disparu à la mi-décembre. Nous mesurons avec inquiétude le vide qu’il laisse après lui. Je forme le vœu ardent que la CCYN trouve en son sein les forces et les individus aptes à poursuivre la dynamique féconde que Christian avait impulsée. J’y prendrai ma part de responsabilité.
Nous voici au seuil de 2009. Courlon, notre village, est l’objet de toutes nos attentions. Le nombre de ses habitants, en lente mais constante augmentation depuis 2 décennies s’établit à 1182. Sans heurts majeurs, Courlon est un village accueillant. Il y a bien ça et là quelques froissements, il y a toujours – ici comme ailleurs – des gens qui vous font d’un monticule une montagne, qui – par amour des mathématiques sans doute – vous posent un problème là où il n’y a que des amorces de solution. Signe des temps : trop d’égoïsmes, de nombrilisme, de recul des valeurs républicaines, d’acceptation de l’inadmissible, de cupidité. Je songe, parfois, à ce propos, à cette magnifique phrase de La Bruyère, penseur et écrivain du 17ème siècle (preuve que la question ne date pas d’hier…) « il est une grande misère que de n’avoir pas assez d’esprit pour bien parler ni assez de jugement pour se taire ». Mais, pour l’essentiel, l’image que nous produisons est excellente. Elle ne demande qu’à être confortée. Elle est le fruit, l’addition, la symbiose de ces multiples actes individuels ; elle porte la marque de personnalités discrètes, courageuses, entièrement mues par la volonté de bien faire.

Vous ne vous étonnerez pas que, parmi celles-ci, je cite tout particulièrement ce soir le nom de Daniel Demeester.
Daniel, le lent écoulement du temps a voulu que se présente l’instant du départ à la retraite. Employé communal depuis 1978, vous êtes de ceux dont on se souviendra longtemps. Toujours disponible, serviable, d’une humeur égale, vous avez vu passer bien des événements sous votre regard indulgent. Et l’on est pris de vertige si l’on songe au nombre de kilomètres de caniveaux que vous avez nettoyés, au nombre de coups de pédales donnés pour aller et venir de la rue du Clos Bernaud au local technique rue A. Carré. Au nombre de tours de clés pour ouvrir et fermer l’église. Au nombre de branches de tilleul que vous avez coupées. Aux interventions que vous avez assurées en tant que pompier puisque vous avez œuvré au sein de notre CPI. De ces activités débordantes nous vous sommes, Cher Daniel, redevables et reconnaissants.
N’imaginez pas que nous vous laisserons partir sans lever le petit doigt.