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Vœux du maire et du conseil municipal
7 janvier 2017

Mesdames, messieurs,
Chères Courlonnaises et Courlonnais, chers collègues, chers amis,

Bienvenue pour ce traditionnel rendez-vous de début d’année et merci pour votre fidèle présence. Présence qui confirme et souligne votre attachement à la vie de notre Commune à laquelle vous participez activement. Je veux vous saluer ici, vous qui bénévolement apportez votre pierre au dynamisme local, à la protection des personnes et des biens, représentants des associations, agents qui faites vivre les services municipaux, enseignants, jeunes du CMJ particulièrement studieux et dynamiques. Nous sommes heureux de créer, modestement et comme chaque année, une occasion de nous retrouver, d’échanger des vœux, de partager un moment convivial et chaleureux.

On ne regrettera pas vraiment l’année 2016. Elle s’est refermée en nous laissant ses violences, ses tragédies, ses deuils et ses mauvaises surprises. Nous partageons une pensée émue en mémoire de celles et ceux qui, dans des circonstances diverses, nous ont quittés.
Aussi, c’est un périlleux exercice que de présenter des vœux dont on sait bien qu’ils n’auront qu’une emprise symbolique sur les événements futurs.
Je les voudrais pourtant teintés d’une volonté forte, d’un optimisme raisonné et de la meilleure lucidité dont René Char disait qu’elle est « la blessure la plus rapprochée du soleil ».
Oh, certes, dans les moments charnière de l’Histoire, lorsque s’ouvre devant nous un océan d’incertitudes, voilà qu’apparaissent les oiseaux de mauvais augure. Ils prêchent le renoncement, ils creusent les divisions, jettent des étincelles sur des poudres inflammables, ils distillent et orchestrent des craintes et des peurs. Il ne peut rien en sortir de bon.
Il suffirait pourtant d’ouvrir les yeux pour découvrir que ce qui nous tient debout, ce qui nous tient ensemble, ce qui nous rend dignes, ce ne sont pas les ressentiments, la haine, les calculs égoïstes ou les lignes comptables, mais un maillage solide, quoi qu’il en coûte, de solidarités, de bienveillance, d’amitiés et de générosités. Hors de cette trame, la liberté, l’égalité, la fraternité ne peuvent que flétrir ou disparaître, gardons-le bien à l’esprit.
Pour ce qui est de Courlon, notre beau village, l’organisation et la tenue de la réunion publique cet automne a permis de faire le point précisément sur les divers dossiers réalisés ou en cours : je n’y reviendrai donc pas en détails. Quelques pistes cependant :
– selon l’actualisation à laquelle l’INSEE a procédé, nous sommes, au 1er. janvier 2017, 1229 habitants. Ainsi s‘affirme la régulière poussée démographique qui touche le Nord de l’Yonne depuis plusieurs années. Bienvenue aux nouveaux habitants !
Nous avons célébré, en 2016, 9 mariages et un baptême civil, fêté une centenaire, et enregistré 11 naissances.
La vie d’une commune, ce sont ses habitants, ses entreprises, ses artisans, ses commerces, ses services, bref toutes ses forces vives. Préserver, conforter la vie sociale et la vitalité économique du centre-bourg, notamment et sans exclusive, voilà qui fait partie de nos batailles quotidiennes. Nous nous réjouissons de la création de chambres d’hôtes à la Villa Mazières de Saint-Loup. Les modifications qui seront apportées à notre petite superette par l’ajout d’un comptoir de débit de boissons à son arc sont encourageantes. Nous verrons en 2017, et ce sera l’événement tant attendu, l’ouverture de la boulangerie Garnara sur la Place du Four, place sur laquelle vient d’être installée une borne de recharge pour véhicules électriques. L’hypothèse de la création d’un cabinet d’infirmier libéral se profile .
Nous sommes aussi mobilisés pour le maintien des services publics sur notre territoire. Par exemple, si nous approuvons la création d’une gendarmerie à Villeneuve la Guyard à l’horizon 2020, nous n’acceptons pas la fermeture de celle de Sergines. Avec la Communauté de Communes, nous prenons des dispositions pour que le Relais de Services publics, aujourd’hui dénommée « Maison des services au public », à Sergines voie son activité multipliée, en ajoutant de nouveaux organismes dans nos partenariats.
Dans un autre domaine, une étude de préfiguration sera conduite sous l’égide du PETR pour déterminer les contours de la création de « voies vertes » sur les berges de l’Yonne, en rive droite, du Sud Seine et Marne jusqu’au Sud de Sens. Un premier projet, en cohérence avec cet ensemble, pourrait voir le jour rapidement en partenariat avec la fédération départementale de pêche et de protection du milieu aquatique. Chacune de ces initiatives, financée par plusieurs organismes, vise vous l’aurez compris à favoriser le rayonnement de nos collectivités, à faire valoir les atouts qui sont les nôtres et, en conséquence, à servir l’intérêt général.
A une époque où l’intercommunalité prend une ampleur renforcée par la loi NOTRe et afin d’améliorer l’information de chacun seront dorénavant mis en ligne sur le site internet de la commune les compte rendus des conseils communautaires.
Tout prochainement, des travaux de rénovation seront conduits sur notre éclairage public lui donnant un meilleur rapport qualité/économie d’énergie.
Nous espérons qu’en fin d’année 2017 l’extension de la STEP située à Vinneuf sera achevée (ou en voie de l’être) de sorte qu’il nous soit accordé de poursuivre nos propres travaux d’assainissement collectif.

Bientôt commencera la période d’élaboration budgétaire. Chacun sait que les marges de manœuvre sont peu à peu devenues bien étroites et qu’il nous faut travailler dans un cadre restreint. Qu’il s’agisse de fonctionnement ou d’investissement, de voirie, de trottoirs que sais-je encore, nous devrons, sur la base des besoins recensés, établir des priorités et faire des choix, ce qui reste, soyez-en convaincus, toujours délicat.
Pour rester bref, je voudrais dire aussi aux associations que c’est dans ce cadre contraint qu’elles nous trouveront toujours à leurs côtés. Elles contribuent, je l’ai dit tout à l’heure, au bien-vivre à Courlon. Et nous pouvons nous féliciter du succès qu’a rencontré notre forum des associations en septembre.
Il faut aussi souligner l’apport indispensable de nombreux bénévoles dans plusieurs domaines. C’est pourquoi nous avons souhaité les mettre à l’honneur cette année, en pensant très chaleureusement à celles et ceux qui les ont précédés.
Martine et Guy -> remise des médailles aux personnes appelées et présentes.
Au titre de l’encadrement des Naps :
Nathalie Lordet, Ghislaine Bonnet, Marie-Christine Courtois, Serge Legay. Dominique Givelet,
Au titre de la bibliothèque municipale Patrick Esnault
Mireille Val, Annick Choteaux, Dany Dauvergne, Michèle Leroy
Au titre du Centre Communal d’Action Sociale
Dany Dauvergne, Josette Roger, Annie Roger, Claudine Guimard
Au titre de la Caisse des écoles
Mylène Boussard, Nawel Berron, Stéphanie Villain, Vanessa Seatra.

Dans quelques instants, nous lèverons nos verres et trinquerons à des relations humaines civilisées, à l’ouverture vers autrui, à la fraternité sans frontières. A la Paix. Et à la préservation de notre fragile planète.
Mais avant cela, petit rappel : dans cette même salle samedi et dimanche prochains se tiendra une magnifique exposition de peinture que je vous engage à visiter. D’autres initiatives culturelles seront aussi menées à bien, dans le cadre de la quinzaine du Printemps des Poètes notamment, elles seront annoncées en temps et en heure.
Dans l’immédiat, je passe la parole à Sophia Cooreman et Nathalie Ameye pour la remise des récompenses du concours des maisons illuminées.
Et je vous souhaite une bonne, belle et fraternelle année 2017.

Chers amis, chers collègues, mesdames et messieurs,

Saisis d’effroi, de stupeur, atterrés, sidérés… ainsi vivons-nous, chacun avec sa personnalité, sa sensibilité, ses convictions, les heures présentes que marque un péril inédit.

Voici huit jours, des dizaines et des dizaines de vies, souvent jeunes, ont été brutalement éteintes. Des centaines de nos semblables ont été blessés, meurtris. Des milliers de citoyens, de femmes, d’hommes, d’enfants, témoins, familles ou proches sont directement confrontés au traumatisme et au malheur.
Paris, Saint-Denis, ont subi les attentats les plus violents que notre pays n’ait jamais connus. Leurs murs ont résonné de la fureur de la mitraille et des explosions.
Nous rendons un hommage profondément ému aux victimes, innocentes, sans défense, anéanties par cette sauvagerie sans nom.
Nos pensées, nos cœurs sont tournés vers celles et ceux qui souffrent aujourd’hui dans leur chair et leur raison d’être.
Nous saluons sincèrement l’action des forces de sécurité, l’action remarquable des services de santé et de secours, comme celle de nombreux concitoyens qui, sans attendre, ont manifesté leur solidarité, par exemple en faisant don de leur sang.

Ces moments où l’inconcevable se dresse devant nous, ces instants de douleur partagée, nous renvoient à la fragilité de la condition humaine.
Et c’est ici que le choix comme le poids des mots que nous prononçons, que nous retenons, prennent une importance vitale.
Et c’est ici que défilent devant nous d’incontournables questions.
Elles portent sur l’origine de Daesch, sa composition, ses ressources, ses complicités.
Elles portent sur de complexes notions de géopolitique, d’intérêts et de diplomatie, souvent opaques mais dont il faut urgemment s’emparer.
Elles portent sur les mouvements, les soubresauts de ce monde grand et tourmenté au sein duquel nous sommes plongés.
Elles portent sur la nécessité de se tenir la main, de comprendre un discours et des décisions de fermeté, de comprendre qu’au fond notre responsabilité personnelle est engagée.

En effet, mes amis, constatons que le champ des abîmes s’est grand ouvert.
La dernière rafale tout juste tirée, la dernière douille à peine au sol, il en est qui brandirent les anathèmes destinés à présenter de faciles boucs émissaires.
Prêter une oreille, même furtive à l’entreprise de notre propre division, c’est le terrorisme qui marque un point.
Concéder ne serait-ce qu’un iota d’intérêt à cet ignoble amalgame entre l’islam, confession religieuse, et les exactions meurtrières, c’est Daesh qui marque un point.
Prendre pour argent comptant, cette fumeuse mystification selon laquelle l’isolement, le repli sur soi seraient la solution et c’est encore le terrorisme qui marque un point.

Daesch, rappelons-le, poursuit l’objectif de déstabiliser les régimes qui ne sont pas construits selon son obscurantisme rétrograde, mafieux et sanguinaire. C’est justement sur cette base que nous pourrons trouver les ingrédients de l’antidote : ils veulent nous diviser, nous jeter les uns contre les autres, unissons-nous ! Ils veulent nous enfermer, protégeons la liberté ! Ils veulent remiser les femmes au rayon des accessoires, opposons l’égalité ! Ils veulent nous asservir au nom de quelques versets qu’ils se sont bricolés avec de fallacieux copier-coller, affirmons la laïcité !

On nous dit : Paris atteint, c’est toute l’humanité qui est touchée. Nul ne mésestimera le symbole : Paris Ville lumière, France, pays de la philosophie des Lumières, phare des Droits de l’Homme et du Citoyen.
Mais, pour ne pas s’y tromper, il faut ajouter en une longue et éprouvante liste : quand Copenhague en février de cette année, quand Tunis en mars, quand Chassieu et Sousse en juin, quand Oignies en août, Ankara en octobre, Dacca six jours plus tard, quand la Russie avec le crash de son avion dans le Sinaï, Beyrouth le 12 novembre, le Mali hier, sont atteints, c’est la même humanité, notre humanité, qui est touchée. Et c’est la même sauvagerie qui est à la manœuvre…
Après le vote à la quasi-unanimité par l’Assemblée nationale, le Sénat a à son tour adopté massivement le projet de loi prolongeant l’état d’urgence pour une durée de trois mois. Hier soir, à Auxerre, monsieur le Préfet de l’Yonne en a décliné les principales dispositions devant tous les maires de l’Yonne. Son message est clair et tient en deux mots : vigilance et confiance. Car a-t-il répété à plusieurs reprises, la vie doit continuer.
Aussi, pour conclure, écoutons Charlotte Delbo qui écrivait, dans d’autres circonstances, ceci :

« Je vous en supplie
Faites quelque chose
Apprenez un pas
une danse
quelque chose qui vous justifie
(…)
Apprenez à marcher et à rire
Parce que ce serait trop bête
A la fin
Que tant soient morts
Et que vous viviez
Sans rien faire de votre vie ».

Vœux du maire et du conseil municipal
23 janvier 2016

Les membres du Conseil municipal des Jeunes
étaient présents à la cérémonie.

Mesdames, messieurs, chers collègues et amis,

Rarement le passage à une nouvelle année n’aura été vécu, comme cette fois, avec la volonté d’en finir avec les douze mois écoulés, si tragiquement et douloureusement marqués. Avec la volonté empressée de tourner une page que l’on aurait tant aimé avoir vécu différemment.
Comme vous, je garde en mémoire ce moment de recueillement sincère, de communion profonde, lors du rassemblement en hommage aux victimes des attentats de Paris et de Saint-Denis que nous avons organisé le 21 novembre.
C’est donc sans regrets que nous sommes entrés dans l’année 2016.
Mais à peine installée, la voilà qui soumet l’une de nos familles à une terrible épreuve : nos pensées vont vers elle qui pleure la perte de Quentin qu’un dramatique accident vient de lui enlever alors qu’il n’avait pas vingt ans.

Pour nous accompagner ce soir, je suis heureux de saluer la présence de …… Soyez ici les bienvenus.

Il m’importe, tout aussi sincèrement, de remercier celles et ceux qui œuvrent quotidiennement pour le bien de notre commune : mes collègues du Conseil Municipal bien sûr et mes adjoints, les personnels des services techniques et administratifs, les responsables et membres des associations, les équipes pédagogiques, nos pompiers du CPI, les nombreux bénévoles qui apportent leur contribution dans le domaine des Naps par exemple, au sein de la Caisse des écoles, du CCAS (Centre Communal d’Action Sociale), à la bibliothèque municipale ou dans tout autre domaine, les acteurs de la vie économique, bref toutes celle et tous ceux – pardon de ne pouvoir les citer de façon exhaustive – qui, dans la vie de tous les jours, font le choix de mettre notre village au cœur de leurs préoccupations premières.

C’est avec cette détermination que nous avons traversé les douze mois de l’an passé, dans un contexte économique morose. Selon une étude récente, à l’échelle de la France, les investissements communaux ont chuté de près de 21% au cours des deux dernières années. On y verra sans aucun doute la conséquence de la baisse des dotations d’Etat, baisse amorcée en 2014 et qui se poursuivra jusqu’en 2017, selon ce qui est annoncé. Dans un document qui vous a été remis cet automne, j’ai attiré votre attention sur ce point en établissant la perte financière pour la commune, au titre de la DGF et de la DSR (Dotation de solidarité rurale) à 43 000 euros en quatre ans. Je fais donc miens les constats énoncés mardi dernier par l’Association des Maires de France :
constat partagé du caractère intenable du plan triennal de baisse des dotations pour de nombreuses collectivités et de son caractère récessif pour les entreprises locales.
constat partagé de la nécessité de laisser plus de libertés aux élus pour conduire des projets de développement face à une économie atone.
constat partagé de la place centrale qui doit être celle de la commune dans l’édifice institutionnel afin d’exercer les politiques publiques au plus près du terrain, avec son intercommunalité, mais aussi être à l’écoute et en empathie avec les Français.
En dépit de ces difficultés, nous avons pu, dans le droit fil de notre profession de foi, tenir notre rang : réfection de la rue des Brissots, réfection du chemin dit « de la Vallée aux chats », réfection de trottoirs rue de la Croix Saint Hubert. Création du Conseil municipal des Jeunes, ce dernier étant à l’origine de l’animation pour Halloween, de la plantation d’un arbre pour le climat et du concours des maisons illuminées. Accueil de Yonne Tour Sport, du Bus théâtre, initiatives de la Bibliothèque municipale. Apposition de la devise républicaine sur la façade de la Mairie, création et installation des panneaux poétiques. Accueil d’expositions et de concerts. Installation de nouveaux équipements à l’aire de jeux. Mise en place d’un défibrillateur neuf ici même. Réception de l’étude permettant le dépôt d’un agenda programmé d’accessibilité aux bâtiments recevant du public. Adhésion à l’Agence technique départementale. Maintien des taux d’imposition. Exonération de la taxe d’aménagement pour les abris de jardins, pigeonniers et colombiers. Faisant fi de la possibilité offerte par la loi NOTRe de dissoudre le CCAS et ignorant les diverses pressions qui se sont manifestées en ce sens, nous avons décidé d’en maintenir l’existence.

Ce chemin étroit, escarpé, nous le parcourons, forts de nos 38 commerçants, artisans et prestataires de services dont l’existence est particulièrement précieuse. Forts de l’activité des treize associations qui interviennent dans notre localité comme de celle des services communautaires tels la halte garderie itinérante, Sport pour tous ou l’école de musique et de théâtre Yonne Nord, pour ne citer qu’eux. Forts aussi de la présence des pompiers de notre CPI : ils ont réalisé 22 interventions – dont 16 pour secours à personnes- sans compter les 9 sorties pour destruction d’hyménoptères. Si le CPI s’est étoffé d’ une nouvelle recrue, il importe de veiller constamment à la nécessité de son renforcement. J’appelle donc les volontaires à se rapprocher du chef de corps ou du secrétariat de mairie.

Dans les mois à venir, il nous faudra essentiellement (– et non exclusivement, je passe donc sur la poursuite de la rénovation de l’éclairage public en vue de moins consommer, sur la mise en place d’une porte entre cette salle et les sanitaires… etc.-) essentiellement disais-je, travailler autour de trois axes :
– celui de la revitalisation du centre du village.
– celui de l’eau potable et de l’assainissement.
– celui du « vivre ensemble » dans notre village.

1) Revitalisation du centre – bourg. Il s’agit du projet d’installation de la boulangerie-pâtisserie-« snacking » au rez de chaussée du bâtiment situé Place du Four. Des travaux ont déjà été engagés dans ce bâtiment complexe. Il est maintenant question d’intervenir très rapidement sur les planchers de l’étage de sorte que l’aménagement intérieur de la boutique puisse commencer. Il est toujours délicat de prévoir l’aboutissement d’un projet mais nous faisons tout ce qui est possible pour que l’ouverture puisse avoir lieu en septembre. La question des logements à l’étage, dans sa phase opératoire, sera traitée après coup. Notre dossier de demande d’aide financière dans le cadre du programme « Villages Avenir » est dans les services de la nouvelle Région Bourgogne Franche Comté et j’ai bon espoir qu’il soit étudié favorablement. (MT R-G). D’autres sources de financement complémentaire seront recherchées. A ce sujet, il ne m’a pas échappé qu’une circulaire du Premier Ministre datant de quelques jours détaille les modalités de mise en œuvre du fonds de soutien à l’investissement local. Ce fonds, d’un montant d’un milliard d’euros, se compose de trois parties : 500 millions consacrés à la réalisation de projets liés à l’application de la loi relative à la transition énergétique. 300 millions dédiés au soutien de projets en faveur de la revitalisation ou du développement des bourgs-centres, pour les communes de petite ou taille moyenne, ce qui nous intéresse vivement. Les 200 millions restants s’ajouteront aux crédits de la DETR (Dotation d’équipement des territoires ruraux – sur laquelle nous avons travaillé dans cette salle mardi dernier avec monsieur le Sous-préfet de Sens, madame la secrétaire générale et madame Machac-). Avec ces 200 millions, les crédits DETR seront maintenus au niveau de l’année antérieure. Dans ce cadre, vous imaginez bien que mon bâton de pèlerin ne sera pas au repos…
Il faut encore noter, et c’est fortement complémentaire, que la réouverture du débit de boissons au Proximarché, (avec la possibilité de dépôt de quelques journaux, de restauration sur commande, voire de dépannage en matière de tabac), est en bonne voie.

2) Eau potable et assainissement. Dans le cadre du «  Sivom entre Yonne et Oreuse », auquel nous appartenons, des travaux d’extension de la station d’épuration commune à Serbonnes, Vinneuf et Courlon sont à l’ordre du jour. Attentifs à la qualité des rejets dans le réseau, nous travaillons aussi sur la pose des dernières portions de réseau d’assainissement collectif, qui n’est pas un dossier facile. En parallèle, un schéma d’alimentation en eau potable sera lancé, accompagné par l’Agence technique départementale et financé à hauteur de 80% par l’Agence de l’Eau. Il permettra de faire le point sur le rendement des réseaux, sur la qualité de l’eau et établira des prescriptions sur tous ces aspects. Nous devrons aussi faire des travaux d’entretien de notre station de pompage et refaire l’entourage des réservoirs. Ces dépenses sont incontournables et répondent à la préoccupation majeure concernant la ressource en eau dans notre département.

3) « Vivre ensemble dans notre village ».

Vivre ensemble dans notre village, c’est parfois aussi simple – ou ça pourrait l’être- que respecter en agglomération une limitation de vitesse, une bande jaune, un passage piétons… Il faut parfois surdoser les ingrédients du civisme dans la vie quotidienne.

Nous avons enregistré en 2015, 12 naissances. Aujourd’hui, selon les chiffres de janvier publiés par l’INSEE, nous comptons 1221 habitants.

Nous voulons mettre au point un livret d’accueil destiné aux nouveaux installés dans la commune et que je salue. Ce livret de bienvenue aura vocation à fournir tous les renseignements utiles, historiques et pratiques qui sont souvent indispensables. 

Mais il y a plus.
Pour mieux cerner vos attentes et dégager vos priorités, nous vous soumettrons prochainement un questionnaire (sous deux formats : papier et en ligne). Un questionnaire simple à renseigner – pas un casse-tête chinois…- dont nous étudierons les retours avec soin. Nous en dégagerons les grandes lignes et nous vous les présenterons lors d’une réunion publique qui aura lieu, je l’espère vivement, avant le printemps.

Vivre ensemble dans notre village parce qu’il ne faut pas se laisser égarer par des oiseaux de mauvaise augure qu’ « on dirait que ça ne gêne pas de marcher dans la boue » – ni de la répandre- et qui s’évertuent à dresser les citoyens les uns contre les autres. Ne faisons pas fausse route. Ecoutons les mots de Martin Luther King :
«  Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots ».

A vous toutes et tous : bonne année !