Poésie pour tous

Poésie pour tous

Jean-Pierre Siméon, directeur artistique du Printemps des Poètes, a annoncé la bonne nouvelle : notre commune se voit attribuer le label Village en poésie.

Par cette labellisation, le jury a souhaité encourager le travail engagé par la commune de Courlon pour la poésie dont la création de la présente rubrique. Ce label donnera également une impulsion à de nouvelles initiatives. Nous créerons prochainement un « promenoir poétique », promenade dans le village, ponctuée de haltes dédiées à la poésie.

Ainsi donc, Courlon devient le premier village de l’Yonne titulaire du label Village en poésie. Nous saurons mettre à profit cette particularité pour renforcer encore l’attractivité, soigner l’image de notre village qui est notre atout commun. A quelques kilomètres de Sens où Stéphane Mallarmé fut pensionnaire au lycée, on pourra trouver là quelque cohérence. Cohérence aussi dans le calendrier : le label nous vient au printemps. Quand la nature revit. « Le poème nous met au monde » écrit Eugène Guillevic…

Courlon-sur-Yonne « Village en poésie » 15 septembre 2012.

En inaugurant ce parcours poétique dans Courlon, plus d’un habitant peut légitimement se poser cette question : « A quoi ça sert, tout ça ? Il n’y a pas assez à faire pour nos trottoirs, nos lampadaires, l’arbre du voisin qui me fait de l’ombre, et, surtout, les impôts locaux, les taxes, etc. ? »
La réponse est très simple : Cela ne sert à rien.
La poésie ne sert à rien.
Sauf que…
Sauf que la poésie est comme l’air que nous respirons, un parfum de liberté, de gratuité, d’insouciance (ou de souffrance), de légèreté dans un monde si lourd…
Alors, oui, la poésie ne sert à rien mais elle reste indispensable pour embellir nos vies.

1. Poème d’Adèle Souchier (Départ : plan du promenoir et église)
« Belle, vaste, élancée en sa grandeur de pierre/ En sa nef où ne luit qu’une pâle lumière/ Mystérieuse avec cette noble sombreur/ La vieille église règne en sa hauteur… »
Bien qu’écrit en 1874 en l’honneur de l’église Saint-Barnard de sa ville natale, Romans-sur-Isère, ce poème semble avoir été inspiré par le joyau et la fierté de Courlon, l’église Saint-Loup, qui veille sur nous et nos rêves, nos soucis et nos joies, qu’on soit croyant ou non. D’ici débute notre itinéraire et tout y ramène, encadrée qu’elle est par ces deux piliers de la vie citoyenne : la mairie et l’école.

Éclairage : Adélaïde, dite Adèle, Souchier est née en 1832 à Romans-sur-Isère. Chantre du Dauphiné, on lui doit, entre autres, Les Roses du Daupiné, Branches de lilas offertes à mon pays, l’Oiseau blessé, Denise de Romans et Guillaume des Auteltz, etc.

2. Robert Gélis (Rue A Carré, bibliothèque)
On ne pouvait pas passer devant la bibliothèque de Courlon, sans évoquer ce poème de Robert Gélis, auteur facétieux pour la jeunesse. Cette fois-ci, le stylo n’est pas l’instrument de torture qui, déjà, à quelques jours de la rentrée des classes, accable nos écoliers. Non, le stylo peut être aussi « farceur » et « n’en faire qu’à sa tête ». Ou, alors, servir à écrire, un jour, des poèmes qui feront « des pirouettes sur le cœur ».
Tenez, une citation à retenir d’un autre de ses poèmes, intitulé « L’autre » : « L’autre n’est pas nécessairement menteur, hypocrite, vaniteux, égoïste, ambitieux, jaloux, lâche, cynique, grossier, sale, cruel… Puisque, pour lui, L’AUTRE… C’est TOI. »

Éclairage : Robert Gélis est né en 1938. Romancier et poète (Poèmes à tu et à toi, En faisant des galipoètes, Histoires et contes du loup-poque, etc.)

3. Paul Verlaine, « Après trois ans » (Angle avenue CharlesMazière/Saint-Leu)
On ne peut dissocier Paul Verlaine d’Arthur Rimbaud, tous deux « poètes maudits », à la vie tumultueuse et à l’œuvre désormais éternelle. Chaque jeune fille et chaque jeune homme pourrait trouver dans leurs poèmes un écho de sa vie, de ses espérances, de ses rêves – pas besoin, pour cela, de rap, de slam ou de hip-hop ! Écoutez, cela peut se chanter sur le rythme de votre choix : « Les sanglots longs des violons de l’automne blessent mon cœur d’une langueur monotone. » Lui qui réclamait « de la musique avant toute chose/Et pour cela préfère l’impair/Plus vague et plus soluble dans l’air,/Sans rien en lui qui pèse ou qui pose ». Verlaine et Rimbaud demeureront à jamais les plus jeunes des écrivains.

Éclairage : Né à Metz en 1844, mort à Pais, en 1896. Vie agitée, de bohème, entre cafés, prisons et hôpitaux. Œuvres en prose et poétiques.
Dans ce poème, « la Vélléda » est une statue de prophétesse celte ou germanique du temps de l’empereur romain Vespasien. Une statue d’Hippolyte Maindron est au jardin du Luxembourg. Une réplique se trouve au musée du Louvre.

4. Eugène Guillevic (rue de l’Ilot)
Guillevic, c’est un menhir, tel ceux de Carnac, dans sa Bretagne natale, un amoureux des champs, qui décrit la vie simple des femmes et des hommes durs à la peine. Le tout, dans une langue volontairement dénuée de fioritures, « Les mots, c’est pour savoir », dit-il.
Dans ce poème, il écrit : « L’horizon, tout cela/ comme au creux de la main. » C’est exactement la vision que l’on a en contemplant ce bras de l’Yonne.

Éclairage : Né à Carnac en 1907, mort à Pais, en 1997. L’un des plus célèbres poètes français contemporains. Catholique pratiquant, puis proche du parti communiste (lors de la guerre d’Espagne). Grand prix de poésie de l’Académie française (1976), Grand Prix national de la poésie (1984), prix Goncourt de la poésie (1988).

5. Claude Roy, « La rivière endormie » (Lavoir)
« Les ornithologues sont ces grandes personnes qui passent leur vie à faire tout ce qu’on leur a défendu de faire quand il étaient petits », a écrit Claude Roy. Ce qui est valable pour ceux qui étudient les oiseaux l’est tout autant pour les poètes.
Notre lavoir est, comme dans son poème : il mêle « ses eaux mortes à sa chanson coulante ». Aujourd’hui, le chant des lavandières s’est tu. Lui a succédé l’animation des festivités du village.

Éclairage : Claude Orland, dit Claude Roy, est né à Paris en 1915 et y meurt en 1997. Élevé à Jarnac, où il se lie d’amitié avec François Mitterrand. Il passe d’un engagement à l’Action française à la Résistance, puis au parti communiste, dont il est exclu en 1958. Journaliste (le Nouvel Observateur), écrivain, poète (premier grand prix de poésie Goncourt en 1985), dramaturge, essayiste et auteur pour la jeunesse.

6. Nazim Hikmet (Aire de jeux)
La plus grande partie de l’œuvre de Nazim Hikmet a été écrite en prison (douze ans). « Je regarde la nuit à travers les barreaux et malgré tous ces murs qui pèsent sur ma poitrine, mon cœur bat avec l’étoile la plus lointaine », a-t-il écrit. Malgré sa vie d’errance, son éloignement de sa patrie, Nazim Hikmet demeure l’un des meilleurs champions de la fraternité humaine et de l’espoir en un avenir meilleur, comme il chante dans ce poème : « Les enfants prendront de nos mains le globe, ils y planteront des arbres immortels. »

Éclairage : Nazim Hikmet (1901, Salonique-1963, Moscou). L’un des plus prestigieux écrivains turcs, a longtemps vécu en exil à cause de ses activités politiques (communistes). Œuvre abondante, saluée par l’UNESCO, lors de la Journée mondiale de la poésie en 2002.

7. Jean-Pierre Siméon, « Pointe »
« Le poète ne console de rien, il creuse », a déclaré Jean-Pierre Siméon dans une interview. « Creuser » est le mot qui convient : aller au-delà des apparences, contempler dans l’infiniment petit, comme dans l’infiniment grand, les minuscules merveilles de la Nature. En effet, « on peut voir bien des choses à l’aube du buisson ».
C’est tout le plaisir que nous souhaitons aux Courlonnais avec ce parcours poétique, qu’ils retrouveront au gré de leurs promenades.

Éclairage : Jean-Pierre Siméon est né à Paris, en 1950. Poète, romancier, dramaturge et auteur pour la jeunesse. Directeur artistique du « Printemps des poètes ».

Discours d’inauguration de Jean-Jacques Percheminier le 15 septembre 2012

« De la musique avant toute chose », citait Nathalie tout à l’heure.
Et de la musique après notre « Longue Marche »… nous voici donc au cœur de la symphonie des mots. Merci à vous, chers collègues élus, …(citer), merci à Nathalie qui nous a si bien conduits d’un poète à l’autre , au groupe vocal Khélis dirigé par Guy Printemps, merci à Jean-Luc, aux membres du Conseil municipal, à Dino de la société Publidis, à nos agents, à toutes celles et tous ceux qui ont contribué à la concrétisation de ce projet. Merci à vous, Célia et Maryse, qui représentez le « Printemps des poètes ».
Permettez-moi d’énoncer une forte et chaleureuse pensée en l’instant présent pour notre ami Patrick Esnault, qui forme avec Jacky, Dany et Christina l’équipe de mes adjoints, et qui livre actuellement une courageuse bataille contre une terrible maladie. Je sais combien il aurait été comblé d’être parmi nous aujourd’hui. Qu’à cela ne tienne, Patrick, bientôt nous songerons à créer des prolongements à ce promenoir poétique. Et tu seras avec nous pour les concevoir et les concrétiser !

Chers amis,
Cela a été dit tout à l’heure, la poésie n’a rien d’utilitaire. Elle est un mode d’expression particulier, différent de tous les autres. Elle est ce souffle qui nous rappelle que rien n’est insignifiant. Parfois quelques vers suffisent à dire une vérité, à changer notre perception première, à transformer notre regard.

La scie va dans le bois
Le bois est séparé
Et c’est la scie
Qui a crié

écrit Guillevic.
Qui, hors la poésie, aurait songé au cri de la scie ?

Sa manière d’exister dans la langue est sans commune mesure avec toutes les autres. Elle recèle ce je ne sais quoi d’unique et de mystérieux. Elle est aussi ce mot que l’on appelle au secours lorsqu’on se trouve incapable de définir l’infiniment sensible, l’immensément touchant. En ce sens au moins, la voilà utile ! …

Mais la poésie a la vie dure !
Malmenée dans la presse où, à de belles exceptions près, elle a presque disparu ; trop souvent repoussée dans les marges de la production éditoriale, encoignée loin de la vitrine des boutiques du livre, la voilà apparemment contrainte au retrait.
Mais elle conquiert ses lecteurs un à un. Qui à leur tour se font passeurs de poèmes, « souffleurs de mots »…
La poésie a la vie dure : adoucissons-la quelque peu. Notre modeste contribution, par ce promenoir qui évoluera au cours du temps, nourrit cette ambition : offrir au passant la communion avec la respiration du poète. Parsemer le chemin de nos concitoyens de pépites inattendues, de petites étoiles écloses.

Ecoutez
Puisqu’on allume les étoiles
C’est qu’elles sont à quelqu’un nécessaires…

selon Maïalovski.

« Courlon, village en poésie », c’est l’affirmation d’une identité, c’est-à-dire non pas d’une nature -sinon une nature en mouvement- mais d’un projet.
« Courlon, village en poésie », c’est la reconnaissance que le besoin de poésie est profondément ancré en chacun de nous.
« Courlon, village en poésie », c’est un affectueux clin d’œil aux poètes anonymes ou déclarés, aux amoureux des mots qui n’abandonnent pas la plume.
« Courlon, village en poésie », c’est une perche qui vous est tendue , communes du Nord de l’Yonne, pour vous engager sur le même chemin.
« Courlon, village en poésie » c’est une suggestion pour le Département de l’Yonne qui n’est pas vierge en la matière : je songe aux revues, aux maisons d’édition (Par exemple, et sans exhaustivité, les éditions Obsidiane, celles de La renarde Rouge – notre amie Joëlle Brière est aujourd’hui présente-. Je songe à Mallarmé, à Colette, Marie-Noël, Emile Peynot, Henri Montassier…qui sais-je encore ? Je songe au tuteur de François Villon, dans le Tonnerrois… Jules Roy et son « homme à la licorne », Rétif de la Bretonne, Marcel Aymé, Jacques Lacarrière, Jean Vautrin… Tous ces auteurs, nés dans l’Yonne, qui y ont vécu ou y vivent encore…
Faisons dans ce terreau floraison !
Imaginons, Direction des Affaires Culturelles du Conseil général en liaison avec l’Association départementale de Tourisme de l’Yonne, avec l’appui de la Bibliothèque Départementale de l’Yonne et des bibliothèques de réseau, une initiative autour de la poésie dans l’Yonne. Créons la route des poètes de l’Yonne, tout aussi enivrante qu’une route des vins, mais titillant l’esprit plus que l’éthylotest …

A Courlon, en tout cas, après cette première pierre – ou cette première étoile -, nous serons au rendez-vous du 15ème anniversaire du Printemps des Poètes en mars prochain.

Jacques GAUCHERON (1920 – 2009)
www.jacquesgaucheron.com
Le poème de janvier 2012 (PDF)

Arthur RIMBAUD (1854 – 1891)
Le poème de février 2012 (PDF)

Stéphane MALLARMÉ (1842 – 1898)
Le poème de mars 2012 (PDF)

Maurice CARÊME (1899 – 1978)
Le poème d’avril 2012 (PDF)

Luc BÉRIMONT (1915 – 1983)
Le poème de mai 2012 (PDF)

Alfred DE VIGNY (1797-1863)
Le poème de juin 2012 (PDF)

Philippe JACOTTET
Le poème de juillet 2012 (PDF)

Jacques DUPIN
Le poème d’août 2012 (PDF)

Louis ARAGON (1897 – 1982)
Le poème de septembre 2012 (PDF)

Victor HUGO (1802 – 1885)
Le poème d’octobre 2012 (PDF)

Charles BAUDELAIRE (1821 – 1867)
Le poème de novembre 2012 (PDF)

Louis ARAGON (1897 – 1982)
Le poème de décembre 2012 (PDF)

Emile VERHAEREN (1855 – 1916)
Le poème de janvier 2013 (PDF)

Pilar Gonzalez ESPANA (1960)
Le poème de février 2013 (PDF)

Paul GÉRALDY (1885 – 1983)
Le poème de mars 2013 (PDF)

Charlotte DELBO (1913 – 1985)
Le poème d’avril 2013 (PDF)

Francis PONGE (1899 – 1988)
Le poème de mai 2013 (PDF)

Max-Pol FOUCHET (1913 – 1980)
Le poème de juin 2013 (PDF)

Marceline DESBORDES-VALMORE (1786 – 1859)
Le poème de juillet 2013 (PDF)

Clément MAROT (1497 – 1544)
Le poème d’août 2013 (PDF)

Raymond QUENEAU (1903 – 1976)
Le poème de septembre 2013 (PDF)

Paul VERLAINE (1844 – 1896)
Le poème d’octobre 2013 (PDF)

Federico GARCIA LORCA (1898 – 1936)
Le poème de novembre 2013 (PDF)

Théophile GAUTHIER (1811 – 1872)
Le poème de décembre 2013 (PDF)

Louis PERGAUD (1882 – 1915)
Le poème de janvier 2014 (PDF)

Anna DE NOAILLES (1876 – 1933)
Le poème de février 2014 (PDF)

Marceline DESBORDES-VALMORE (1786 – 1859)
Le poème de mars 2014 (PDF)

Cécile SAUVAGE (1883 – 1927)
Le poème d’avril 2014 (PDF)

Henriette DE COLIGNY DE LA SUZE (1618 – 1873)
Le poème de mai 2014 (PDF)

Andrée CHEDID (1920 – 2011)
Le poème de juin 2014 (PDF)

Guillaume APOLLINAIRE (1880 – 1919)
Le poème de juillet 2014 (PDF)

Joachim du BELLAY (vers 1522- 1560)
Le poème d’août 2014 (PDF)

Tomas TRANSTRÖMER (1931)
Le poème de septembre 2014 (PDF)

Pablo NERUDA (1904 – 1973)
Le poème d’octobre 2014 (PDF)

Thomas HETTLE
Le poème de novembre 2014 (PDF)

Charles BAUDELAIRE (1821 – 1867)
Le poème de décembre 2014 (PDF)

Maud-Élisa GIVAUDAN
Le poème de janvier 2015 (PDF)

Monique SAINT-JULIA (1938)
Le poème de février 2015 (PDF)

Paul ELUARD (1895 – 1952)
Le poème de mars 2015 (PDF)

François VILLON (1431 – 1463)
Le poème d’avril 2015 (PDF)

Pablo NERUDA (1904 – 1973)
Le poème de mai 2015 (PDF)

Louise MICHEL (1830 – 1905)
Le poème de juin 2015 (PDF)

Arthur RIMBAUD (1854 – 1891)
Le poème de juillet 2015 (PDF)

Georges COULONGES (1923 – 2003)
Le poème d’août 2015 (PDF)

Victor HUGO (1802 – 1885)
Le poème de septembre 2015 (PDF)

Léopold SÉDAR SENGHOR (1906 – 2001)
Le poème de octobre 2015 (PDF)

Monique SAINT-JULIA (Née en 1938)
Le poème de novembre 2015 (PDF)

Charlotte DELBO (1913 – 1985)
Le poème de décembre 2015 (PDF)

Jules BRETON (1827 – 1906)
Le poème de janvier 2016 (PDF)

Johann Wolfgang VON GOETHE (1749 – 1832)
Le poème de février 2016 (PDF)

Jean-Pierre SIMÉON (Né en 1950)
Le poème de mars 2016 (PDF)

Guillaume APOLLINAIRE (1880 – 1918)
Le poème de mai 2016 (PDF)

Anna DE NOAILLES (1876 – 1933)
Le poème de juin 2016 (PDF)

Antonina KYMYTVAALNA (Née en 1938)
Le poème de juillet 2016 (PDF)

José-Maria DE HEREDIA (1842 – 1905)
Le poème d’août 2016 (PDF)

Roger BELLION (1914 – 1986)
Le poème de septembre 2016 (PDF)

Dino BUZZATI (1906 – 1972)
Le poème de octobre 2016 (PDF)

Tarek ELTAYEB (Né en 1959)
Le poème de novembre 2016 (PDF)

Gérard DE NERVAL (1808 – 1855)
Le poème de décembre 2016 (PDF)

Béatrice MARCHAL (Née en 1956)
Le poème de janvier 2017 (PDF)

Jacques PRÉVERT (1900 – 1977)
Le poème de février 2017 (PDF)

Alfred DE MUSSET (1810 – 1857)
Le poème de mars 2017 (PDF)

Pierre-Albert BIROT (1876 – 1967)
Le poème d’avril 2017 (PDF)

Claude BER (Née en 1948)
Le poème de mai 2017 (PDF)

François COPPÉE (1842 – 1908)
Le poème de juin 2017 (PDF)

André De BADET (1891 – 1977)
Le poème de juillet 2017 (PDF)

Georges JEAN (1920 – 2011)
Le poème d’août 2017 (PDF)

Raymond QUENEAU (1903 – 1976)
Le poème de septembre 2017 (PDF)

Victor HUGO (1802 – 1885)
Le poème de octobre 2017 (PDF)

Marie NOËL (1883 – 1967
Le poème de novembre 2017 (PDF)